action

Ce weekend j’étais très très en colère, furieuse et fâchée contre une personne.
Pourtant cette personne ne valait pas toute l’énergie que je mettais à la détester, j’énumérais sans cesse les raisons de cet accès de rage pour me garantir que c’était justifié. Ma colère ne risquait pas de partir car plus j’y pensais, plus j’étais fâchée (le serpent qui se mord la queue). Seulement je n’ai pas bien dormi car cela me hantait, le lendemain j’ai cherché les différents moyens de me défaire de ces pulsions destructrices. La première solution trouvée était de faire du sport…  » faire du sport »… « FAIRE DU SPORT »! Mais ta gueule! Je t’en foutrais du sport sale con… une idée de mec, j’en suis quasiment persuadée….Certaines colères sont plus profondes et se gèrent différemment.

L’idée suivante a eu d’avantage d’impacts et de réussite (cela peut même être contre soi même) :

  1.  Prendre 2 feuilles de papier et un stylo (très important : prend le temps de tout mettre sur papier et NE RELIS JAMAIS, non, même pas lorsque tu es en train d’écrire!), se mettre dans un lieu calme sans risque d’interruption.
  2. Dans la première, exprime tout ce que tu ressens et aimerais dire à la personne en question SANS RETENUE. Tu peux l’insulter, défoule toi! Pleure de  rage si ça vient. Dès que ça ne vient plus spontanément, ARRÊTE! (dès que tu lèves le nez pour réfléchir, c’est fini!) et plie la lettre SANS LA RELIRE. En rédigeant la première lettre, j’ai tout lâché.
  3. Dans la deuxième, écris la lettre que tu aimerais recevoir de la personne ou difficulté à laquelle tu viens d’écrire. Ne te dis surtout pas « il/elle ne dirait jamais ça » car on ne te demande pas de te mettre dans sa peau, juste d’écrire ce que tu aimerais entendre. Une fois rédigée, plie la lettre SANS LA RELIRE.  En rédigeant la seconde lettre, je me suis rendue compte de la signification de cette colère et à partir de là j’ai pu faire un travail sur moi-même.
  4. Tu peux mettre les papiers de coté sans jamais les relire, puis les jeter lorsque tu sentiras ton deuil de colère achevé. En exprimant ta douleur ou tristesse, les non-dits qui empoisonnent l’existence ; en te permettant d’exprimer rage, désarroi ou frustration, tu vas te sentir plus léger(e), libéré(e) d’un poids énorme.
Se mettre en colère, c’est punir sur soi-même les fautes et les impertinences des autres.
La colère est une haine passagère, la haine est une colère suivie.

 

Anna